Image Alt

Rara

Présent dans l’ensemble du territoire haïtien, le Rara adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrit, depuis 2019, sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales ». Aux côtés des formes les plus traditionnelles qui perdurent dans les campagnes haïtiennes, on trouve désormais une multiplicité de pratiques qui varient en fonction du contexte, de l’instrumentation, de la période de sortie ou encore des parts du festif et du religieux.

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée Gagá.

Cette expression culturelle désormais commune aux deux pays permet de mettre en évidence leur histoire partagée, l’attachement des populations à leurs traditions et la lutte pour la reconnaissance de leurs droits culturels.

L’association Caracoli a donc souhaité l’inclure au programme du « Dialogue Culturel Binational ».

En réponse à l’appel à propositions « Échanges entre citoyens dans les domaines de l’éducation, de la culture et du sport », lancé par l’Union européenne dans le cadre du programme de coopération binationale, deux entités haïtiennes, la Fondation Haïti Jazz et l’Association Caracoli, ont proposé le projet « Dialogue Culturel Binational / Diálogo Cultural Binacional ». Ce projet vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication, en facilitant la compréhension mutuelle entre les acteurs des deux pays. Plus précisément, il vise à accroître les échanges entre artistes et porteurs de traditions, à favoriser les rencontres entre artistes et professionnels des deux pays, en donnant une large visibilité à leurs activités, tout en renforçant les relations entre médias et journalistes de l’île.

Pour la mise en œuvre des rencontres Rara/Gagá, l’association Caracoli collabore avec deux partenaires dominicains : la Fundación Cultural Cofradía et la Fundación Teatro Danzante.

PROGRAMME DE LA PREMIERE PARTIE EN RÉPUBLIQUE DOMINICAINE

 

  • Samedi 4 juin : Arrivée de la délégation haïtienne à San Pedro de Macorís

 

  • Dimanche 5 juin : Activités à San Pedro de Macorís / Quartier Général Enramada Gagá La 30 (Calle 30 de Marzo No. 42, Barrio Loma del Cochero, Ingenio Porvenir)
    • Échange entre porteurs de tradition et responsables de Rara/Gagá des deux pays, de 9AM à 5PM
    • Présentation publique des deux groupes à partir de 7PM

 

  • Lundi 6 juin : Activités à Santo Domingo :
    • Séminaire avec les chercheurs haïtiens et dominicains en présence des deux délégations et des étudiant.e.s de l’Université Autonome de Santo Domingo (UASD)

Intervenants : Dagoberto Tejeda, Carlos Andujar, Roldán Mármol (République dominicaine), Jean-Mozart Féron, Jean Sergo Louis (Haïti)

Lieu : Auditorium du Museo de Arte Moderno, Plaza de la Cultura, Santo Domingo

Horaires : de 9AM à 1PM

Entrée libre

 

  • Ateliers de percussions Rara/Gagá

Lieu : El Portal Cultural, calle Sánchez #255, Zona Colonial, Santo Domingo.

Horaires : de 4PM à 6PM

Conditions de participation : à consulter sur les réseaux sociaux

 

  • Présentation artistique « Rara/Gagá musique de l’île » avec les groupes Follow Jah, Gagá La 30, et des artistes utilisant le Rara/Gagá comme base musicale.

Lieu : El Portal Cultural, calle Sánchez #255, Zona Colonial, Santo Domingo

Horaires : 8PM

 

  • Mardi 7 juin : Retour de la délégation haïtienne à Port-au-Prince

 

  • Fin juillet : deuxième partie de l’échange avec la visite de la délégation dominicaine en Haïti (Port-au-Prince, Léogâne et/ou Sud-Est)

DELEGATIONS :

 

  • délégation haïtienne présente en République dominicaine du 4 au 7 juin :
  • Bande à pied Follow Jah (14 membres).
  • Kesler Bien-Aimé, responsable de la culture à la Commission nationale de coopération avec l’UNESCO.
  • Jean-Mozart Féron, universitaire
  • Jean Sergo Louis, universitaire
  • Eliezer Guerisme, chargé de production Caracoli
  • Pascale Jaunay, directrice Caracoli
  • Pierre Michel Jean, photographe
  • Pascal Joseph, président de la bande à pied Follow Jah
  • Victor Pascal, responsable du Rara Vapeur de Florida
  • Junior Ulysse, responsable du Rara Sainte Rose Gros Bœuf, et président de l’Union des Rares de Léogâne.

 

  • délégation dominicaine présente en Haïti fin juillet 2022 :
  • Gagá La 30 de San Pedro de Macorís (19 membres).
  • Roldán Mármol, président de la Fondation culturelle Cofradía.
  • Annette Dalmasí, assistante exécutive FC Cofradía.
  • Senia Rodríguez, présidente de la Fundación Teatro Popular Danzante.
  • 2 invités et/ou chercheurs à confirmer.

ORGANISATEURS :

– CARACOLI

Active dans le secteur culturel haïtien depuis 2007, l’association Caracoli se consacre à la représentation internationale et au rayonnement de la musique haïtienne ainsi qu’à différents projets de gestion culturelle. Depuis 2010, elle manage la bande à pied Follow Jah. Avec ce groupe, elle explore l’univers du Rara et ses multiples potentialités, que ce soit en travaillant la forme musicale (défilé, animation, répertoire de scène, atelier pédagogique, rencontres avec d’autres styles musicaux), en impliquant la communauté (murale participative, ateliers artisanaux, réflexion sur la portée actuelle du Rara), ou en stimulant les échanges et la production scientifique (tournée à la rencontre des rara en Haïti, journée de réflexion sur la musique du rara en collaboration avec l’Université d’Etat d’Haïti, publications diverses).

http://caracoli-haiti.com

Facebook : CARACOLI

Instagram : caracoli_haiti

– FONDATION HAITI JAZZ

Une image contenant texte, horloge, clipart, jauge Description générée automatiquementOrganisation privée à but non lucratif basée à Port-au-Prince, la Fondation Haïti Jazz se consacre à élever le niveau de l’industrie musicale haïtienne en utilisant la musique de jazz comme outil. Elle donne accès à des formations musicales et techniques professionnelles continues, soutient l’éducation musicale, accompagne le développement de jeunes professionnel(le)s en leur offrant diverses plateformes de visibilité et d’emploi, promeut des activités musicales, préserve le patrimoine musical haïtien, sert de canal pour la diffusion, l’évolution et la promotion du jazz kreyòl en Haïti et à l’étranger et organise chaque année le Festival International de Jazz de Port-au-Prince (PAPJAZZ).

http://fondationhaitijazz.org

Facebook : Fondation Haiti Jazz

Instagram : fondation_haiti_jazz

– FUNDACIÓN CULTURAL COFRADIA

Fondée en 2006, la Fondation Culturelle Cofradía est la première institution multi-service du secteur culturel en République dominicaine. Elle vise à revaloriser et à diffuser les multiples manifestations de l’identité du pays, fondées sur l’art et le folklore, en articulant tradition et contemporanéité, et en favorisant le développement des industries culturelles et créatives dominicaines.

La Fondation culturelle Cofradía s’est engagée pour la reconnaissance et la valorisation du vaudou et du gagá en tant que partie intégrante de la diversité culturelle dominico-haïtienne, par le biais de différents types de plaidoyer auprès des médias et des autorités publiques, de collaborations universitaires,  de productions musicales telles que : Sí Gagá – première production discographique professionnelle basée sur ce rythme (2008), neuf éditions du Festival « Artistas por el Gagá », Caravane culturelle de l’île (2011), etc.

Facebook : Fundación cultural Cofradía

Instagram : fundacionculturalcofradia

– FUNDACIÓN TEATRO DANZANTE (FUNTEPOD)

 La Fundación Teatro Popular Danzante (Funtepod) est un espace culturel fondé en 1980, qui se consacre à la préservation, à la promotion et à la diffusion de chants, rythmes, danses et traditions de République dominicaine. Elle maintient des relations continues avec les porteurs de tradition et dispose d’une école du spectacle orientée vers l’enseignement du folklore, de l’afro et du carnaval, sans négliger d’autres disciplines telles que le théâtre, la peinture et la musique et la transmission de valeurs citoyennes. Funtepod a représenté la République dominicaine à de multiples occasions à l’international (notamment en Haïti) et a reçu de nombreux prix de la part d’institutions locales et internationales, de l’Etat dominicain et de la société civile.

Facebook : Fundación Funtepod

Instagram : funtepod

HAITI-RÉPUBLIQUE DOMINICAINE : RENCONTRES RARA/GAGA

Les Rara haïtiens et les Gagá, leur version dominicaine, se rencontrent en juin dans le cadre du projet « Dialogue Culturel Binational », qui vise à renforcer la collaboration binationale dans le domaine de la culture et de la communication. Une opportunité unique d’échanger sur cette tradition commune !

 

PRESENTATION DES GROUPES, INVITÉS ET INTERVENANTS

BANDE À PIED FOLLOW JAH DE PÉTION-VILLE

Héritée de la tradition du rara, qualifiée par l’UNESCO de « première tradition native d’Haïti », la bande à pied est proprement une fanfare qui prend la rue à des époques précises de l’année, Pâques et Carnaval. Constituée d’instruments caractéristiques du genre, notamment tambour et bambous, cornets et autres percussions mineures, elle entraîne hommes, femmes et enfants de tous les âges, qui reprennent les chants tirés du répertoire vodou et des refrains à la mode.

Créée en février 2001, la bande à pied Follow Jah évolue à Pétion-ville, périphérie de Port-au-Prince. Depuis 2010, elle a commencé à diversifier ses activités en multipliant les expériences, encadrée par l’association Caracoli. En plus des défilés, elle propose également des animations musicales, des prestations en concert ou encore un atelier pédagogique (en créole haïtien ou en français) sur la musique du Rara et des bandes à pied.

 

GAGÁ LA 30

Gagá La 30 est un groupe de Rara (Gagá) de San Pedro de Macorís, Sud-Est de la République dominicaine. Il est basé dans le secteur Porvenir, où se trouve la sucrerie du même nom. Inspiré par plusieurs ancêtres de la communauté (tels que Horacio, Silfa, Dilí, Ti-Manuel et Andrés, entre autres), il a été officiellement créé en 1986, par les frères Welch, qui lui ont donné le nom de leur quartier : la 30.

Gagá La 30 a participé à d’innombrables activités et festivals dans différentes régions de République dominicaine. En 2022, il a obtenu la 3ème place dans la catégorie groupe traditionnel du Carnaval national de Saint-Domingue.

Le groupe est très impliqué dans la lutte pour l’éradication du racisme et des tabous sur le gagá et la religiosité populaire. Il est membre du conseil d’administration de l’Association des Propriétaires de Gagá, qui vise à apporter un soutien social et institutionnel pour préserver et promouvoir les célébrations gagá en République dominicaine.

 

DAGOBERTO TEJEDA ORTIZ (INTERVENANT DOMINICAIN)

Sociologue et folkloriste, Dagoberto Tejeda Ortíz est professeur à l’Université Autonome de Saint-Domingue et membre titulaire de l’Académie des sciences de la République dominicaine. Il est fondateur et président-directeur de la Fondation de l’Institut dominicain du folklore (INDEFOLK), et conseiller auprès de différentes autorités gouvernementales et civiles. Il est aussi l’auteur le plus prolifique de la culture populaire dominicaine. Parmi ses œuvres figurent : Atlas folklorique de la République dominicaine, Masques, carnaval et identité, Culture populaire et identité nationale, Vaudou dominicain et religiosité populaire, entre autres. Il publie régulièrement des articles sur le Gagá dans le journal en ligne Acento.

ROLDÁN MÁRMOL (INTERVENANT DOMINICAIN)

Roldán Mármol est sociologue, chercheur culturel, auteur-compositeur-interprète, producteur et consultant. Il travaille particulièrement dans les domaines des processus historico-culturels, de la spiritualité et de la religiosité populaire, des manifestations traditionnelles et du patrimoine immatériel dominicain, de la musique ethnique, des carnavals et des identités culturelles dans le monde contemporain. Après avoir été membre fondateur de plusieurs espaces organisationnels de gestion culturelle dans le pays, il préside actuellement la Fundación Cultural Cofradía. Il a lancé récemment le titre “El cañaveral” (le champ de canne) sur un rythme de Gagá avec Francis Candel (Bukí), Cheché et le Gagá de La Romana.

 

CARLOS ANDÚJAR (INTERVENANT DOMINICAIN)

Carlos Andújar Pérsinal est un sociologue dominicain, chercheur, professeur, écrivain, gestionnaire culturel, conférencier et producteur. Il s’est spécialisé dans les études sociohistoriques et anthropologiques des sociétés dominicaine et caribéenne. Il a mené des recherches sur l’identité culturelle, la religiosité populaire et l’africanisme dans le contexte dominicain, écrivant des livres qui ont été distingués et récompensés dans son pays, comme : Présence noire à Saint-Domingue, Identité culturelle et religiosité populaire, Dialogues croisés avec les Dominicains, etc.

Carlos Andújar est membre de l’Académie des sciences et de l’Académie dominicaine d’histoire de la République dominicaine. Il est directeur général des musées au Ministère de la Culture.

KESLER BIEN-AIME / COMMISSION NATIONALE HAITIENNE DE COOPERATION AVEC L’UNESCO

Sociologue, Kesler Bien-Aimé est enseignant à l’Université d’État d’Haïti, chef du département Histoire de l’Art et Archéologie à l’institut d’Études et de Recherches Africaines d’Haïti (IERAH) / Institut Supérieur d’Études et de Recherches en Sciences Sociales (ISERSS). Il est spécialiste de programme Culture à la Commission nationale haïtienne de coopération avec l’UNESCO et expert du Réseau de facilitateurs pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel pour la région de l’Amérique et des Caraïbes de l’UNESCO. Depuis 2018, Kesler Bien-Aimé poursuit ses études doctorales en ethnologie et patrimoine à l’Université Laval (Canada). Ses intérêts de recherche portent sur les thématiques de l’image photographique et de la patrimonialisation des lieux coloniaux en contexte post colonie.

JEAN MOZART FERON (INTERVENANT HAÏTIEN)

Jean Mozart Féron est doctorant en anthropologie à l’Université Laval (Canada) et détient une maîtrise en Histoire, Mémoire et Patrimoine de Université d’État d’Haïti. Il a réalisé un stage de recherche au Laboratoire de Muséologie et d’Ingénierie de la Culture (LAMIC) de l’Université Laval et au Musée de la Civilisation du Québec. Il est membre de l’International Council Of Museums (ICOM). Ses premiers intérêts de recherche se sont portés vers l’enseignement de l’histoire par les musées et vers l’évaluation des publics du Musée. Ses intentions de recherche actuelles portent sur la mémoire de l’esclavage en Haïti. Il s’intéresse aussi à la relation entre le patrimoine culturel et le développement des collectivités locales.

PIERRE MICHEL JEAN (PHOTOGRAPHE)

Pierre-Michel Jean vit et travaille à Port-au-Prince comme photojournaliste indépendant et cinéaste. Ses travaux photographiques ont fait l’objet d’expositions personnelles et collectives, en Haïti, en Europe et aux Etats-Unis.

En 2018, Pierre Michel Jean a été récompensé par le prix du Jeune Journaliste Haïtien pour son travail sur la campagne arc-en-ciel de la communauté LGBTQI. Il a réalisé plusieurs documentaires dont un court-métrage « L’oubli pour mensonge » sur les rescapés du massacre de 1937 en République dominicaine. Son premier long-métrage, « Toro La Cou », porte sur un Rara de Léogâne.

Pierre Michel Jean est membre fondateur et actif du collectif de journalistes haïtiens (Koletif 2D), et contributeur à leur revue de reportages « Fotopaklè ».

JEAN SERGO LOUIS (INTERVENANT HAÏTIEN)

Licencié en Anthropologie et Sociologie de la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Jean Sergo Louis détient une maîtrise en Histoire, Mémoire et Patrimoine. De 2008 à 2016, il a travaillé en tant qu’assistant de recherche à Interuniversity Institute for Research & Development (INURED), où il a participé à la réalisation de plus 9 projets de recherche jusqu’à publication. De 2013 à 2016, il a collaboré en tant qu’assistant de recherche attaché au projet Inventaire du Patrimoine Immatériel d’Haïti (IPIMH) de l’UEH.

Il a également été chercheur associé du Centre de Recherche en Culture et Économie de l’Université Fédérale de Rio de Janeiro. Il a été rédacteur adjoint de la revue L’Indigène : cahier socioculturel des étudiants-es de la Faculté d’Ethnologie. Jean Sergo Louis va commencer ses études doctorales en doctorales en anthropologie à l’Université de Montréal à l’automne 2022.

JUNIOR ULYSSE / UNION DES RARA DE LEOGANE 

Fondée en 2004, l’Union des Rara de Léogâne (URAL) est une association qui fédère les trente-deux principales bandes Rara de la région de Léogâne (située à une trentaine de kilomètres à l’Ouest de la capitale). Elle a pour objectifs de sauvegarder et valoriser le Rara et d’assurer la cohésion entre les bandes. Aux côtés de la Mairie de Léogâne, l’URAL participe à l’organisation du défilé traditionnel pendant les trois jours saints. C’est la seule association de Rara formellement constituée et reconnue par le Ministère de la Culture et de la Communication.

L’URAL sera représentée par son Président, Junior Ulysse, qui est également responsable du Rara Sainte Rose Gros Bœuf de Croix-des-Pères (2ème section, Petite Rivière de Léogâne)

Rara

Qualifiée par l’UNESCO de « première tradition native d’Haïti », le Rara est une tradition culturelle emblématique de la République d’Haïti. 

Présente dans l’ensemble du territoire haïtien, elle adopte des formes variées qui lui valent d’être inscrite sur le Registre du Patrimoine Culturel Immatériel Haïtien du Ministère de la Culture, en tant que « Rara et ses différentes manifestations territoriales » (octobre 2019).

Aux côtés des formes les plus traditionnelles qui perdurent dans les campagnes haïtiennes, on trouve désormais une multiplicité de pratiques qui varient en fonction du contexte, de l’instrumentation, de la période de sortie ou encore des parts du festif et du religieux.

En République dominicaine, arrivé au début du XXème siècle avec les ouvriers agricoles haïtiens de la canne à sucre, le Rara a évolué de manière autonome pour devenir une manifestation culturelle à part entière de la culture populaire dominicaine dénommée « Gagá ».

Le projet est construit autour de la rencontre d’au moins deux groupes de rara/gagá. La rencontre donnera l’occasion aux protagonistes et autres personnalités invitées, d’échanger et de mieux se connaître pour prendre conscience du caractère désormais transnational de cette tradition. Elle visera également à stimuler l’intérêt des chercheurs et des étudiants sur le sujet, grâce à un séminaire académique faisant le point sur les connaissances et les recherches existantes.